Le 26 février 2026, le Professeur Dongho Joseph nous laisse pour aller vers le Père, entrant ainsi dans l’éternité de l’existence.
Artiste des dimensions, Maître des régularités, Tu œuvrais à détruire les inégalités Pour constituer une vraie nation.
Compagnon de longue route, Ton départ me met en déroute ! Un de nos pères, récemment, s’en est allé, Arrêtant en plein vol programme et espérance. Par ton départ, nous voilà replongés dans la souffrance, Nous laissant un paysage de beau et de laid mêlé.
Cher grand frère ! Que la terre de nos pères Te soit légère.
Dans l’espace affine, où tout est harmonie,
Tu traçais des chemins, bravant l’isométrie.
Point de départ fixe, vecteur d’une existence,
Tu donnais à Maroua une noble espérance et aux mathématiques en générales.
Sous ton regard, les courbes prenaient vie,
En géométrie différentielle, l’âme s’est épanouie.
Cartes et atlas en mains, tu nous as guidés,
Pour qu’aux structures de l’esprit, on puisse s’éveiller.
Le long des géodésiques, ton esprit voyage,
Laissant derrière lui un immense héritage.
Non seulement de formes, mais de cœurs et de voix,
D’enseignants formés, pour porter haut ton choix.
Repose en paix, Maître des dimensions,
Ton nom s’écrit en lettres de démonstrations.
Dans le grand espace où l’esprit se déploie,
Tu restes, Pr Dongho, notre plus pure loi.
Même si on a espoir qu’on nous dise que ce n’était qu’une blague Pr.
CELUI QUI LISAIT L’ÂME DES STRUCTURES
~ In memoriam : Pr. Dongho, Université de Maroua ~
Dans l’espace de Poisson, où les crochets dansent,
{f, g} — la vie et la mort en résonance,
Tu traçais des feuilletages sur la variété du temps,
Chaque feuille symplectique portant ton serment.
Ton bivecteur π tissait l’espérance,
À Maroua, tu faisais chanter les structures,
Là où l’algèbre de Lie fracture et conjecture.
Sous l’algèbre g, où les crochets de Lie vibrent,
[X, Y] — tes mots et nos âmes en équilibre libre,
L’exponentielle de ton âme, exp(tX),
Trace encore une orbite au-delà du complexe.
Le groupe de Lie que tu incarnais sans effort,
Lisse, continu, vivant — plus fort que la mort.
Tu nous apprenais que toute action de groupe
Laisse des invariants que le deuil n’interrompt.
Tu n’aimais pas les démarches musculaires,
Ces preuves qui fracassent sans finesse la proposition.
Tu préférais le théorème glissé comme une lame rare,
L’argument subtil qui ouvre sans faire effraction.
« La rigueur n’est pas la force — c’est la précision »,
Disais-tu, Président, en silence de jury.
Par trois fois tu m’as reçu dans ton grand dessin,
Trois soutenances — trois fois ton regard acéré,
Scrutant les lemmes mal posés, les preuves égarées.
Tu posais la question que personne n’osait,
Celle qui élève — et tu le savais.
Puis la lumière : « Voyez-vous la cascade ? »
Le flot de Poisson que tu as engendré
Demeure dans nos thèses, immortel et sacré.
L’idéal semé n’est pas nilpotent —
Il croît, irréductible, résolvant, vivant.
Dans la représentation de ton algèbre de Lie,
Chaque étudiant est un vecteur de ta vie.
Tu nous as dit que les mathématiques sont honnêtes —
Qu’une démonstration fausse reste fausse, sans fête.
Dans le grand espace symplectique où d∘d = 0,
Tu restes, Pr Dongho, notre variété complète,
Compacte, sans bord — et pourtant infiniment ouverte.
Et même si quelque part un cœur espère encore
Que ce soit une erreur, une rumeur, un décor —
Les mathématiques nous ont appris, toi le premier,
Qu’on ne peut démontrer que ce qui est vrai.
« L’orbite coadjointe d’un grand homme
ne se réduit jamais à un point. »
🕯️Repose en paix, Maître des structures profondes.
Ton nom s’écrit en lettres de théorèmes. 🕯️
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès brutal du Pr Dongho Joseph.
La première rencontre que j’ai eue avec lui dans son bureau à l’Université de Maroua restera à jamais gravée dans ma mémoire. J’y ai découvert un homme d’une grande humilité, accueillant et profondément humain, malgré sa stature de chef de département de Mathématiques.
Au-delà de ses qualités scientifiques remarquables, il a été pour moi un véritable guide. C’est lui qui m’a encouragé à poursuivre et à finaliser mon projet de thèse. Il a cru en moi, a pris l’initiative de constituer et de soutenir mon dossier de sélection, et n’a jamais cessé de m’accompagner avec bienveillance tout au long de mon parcours doctoral. Sa disponibilité constante, ses appels pour s’assurer de l’évolution de mes démarches, témoignaient de son engagement sincère envers ses étudiants.
Je perds en lui bien plus qu’un directeur de thèse : un mentor, un repère, presque un ange gardien.
Le Pr Dongho Joseph était un chercheur de grande valeur, un formateur d’exception qui a marqué de nombreuses vies et contribué à l’essor de la communauté scientifique. Sa disparition est une perte immense, non seulement pour l’université, mais aussi pour toute la nation.
Que son âme repose en paix. Son héritage, lui, restera vivant à travers chacun de ses étudiants.
Un imminent professeur est parti.
Vous m’avez inspiré professeur à la géométrie et l’algèbre dès ma première année en faculté… Vous nous cessiez de nous rappeler que nous étions l’œil du département de mathématiques parce que nous étions la deuxième promotion… Vous avez continuer à nous encadrer à l’école normale au côté de notre magnifique encadreur (Pr. Diekouam Luc)….
Aujourd’hui vous êtes parti professeur et vos paroles sont gravées dans nos cœurs….
Le 26 février 2026 marque pour moi bien plus qu’une date : c’est le jour où s’est tu un maître, un guide et un père intellectuel. En tant que doctorant placé sous votre encadrement, je mesure aujourd’hui, dans la douleur, l’ampleur de la perte que représente le départ du Professeur Dongho Joseph. Votre absence laisse un vide scientifique, humain et moral que nul mot ne saurait pleinement combler.
À vos côtés, la recherche n’était pas une simple quête de résultats, mais une école de rigueur, de patience et de responsabilité. Vous saviez révéler l’ordre caché des choses, lire les régularités du monde et en comprendre les fractures, tout en rappelant que le savoir n’a de sens que s’il sert la justice et la dignité humaines. Votre engagement constant contre les inégalités faisait de vous non seulement un savant accompli, mais aussi un bâtisseur de conscience et de nation.
Votre départ brutal interrompt des programmes, suspend des espérances et désoriente ceux qui marchaient à vos côtés. Pourtant, au cœur même de cette épreuve, votre héritage demeure intact. Vous nous laissez une méthode, une exigence et un exemple : celui d’un esprit libre, d’un père attentif et d’un maître profondément humain. Le paysage que vous nous confiez est fait de douleur et de beauté mêlées, mais la beauté l’emporte par la force de ce que vous avez transmis.
Cher encadreur, cher père, que la terre de nos pères vous soit légère. Votre œuvre, votre pensée et votre exigence continueront de vivre à travers ceux que vous avez formés.
ABOUBAKAR TEUMSA
L’annonce de votre décès me laisse sans voix. Je n’ai pas de mot pour exprimer la douleur que je ressens depuis votre départ. Vous étiez un grand homme professeur, plein d’humour et de connaissances à donner. Un monument de la mathématique plus précisément de la géométrie. Une légende ne meurt jamais car ces œuvres restent. Je garde de très beau souvenirs de vous quand j’étais à Maroua. Un homme qui se souciait de l’avenir de ses étudiants(es) même n’étant plus avec vous à Maroua. Trop d’humilité vous caractérisait. Vous m’avez appris des choses. S’il faut vous décrire je n’arriverais pas. Trop de bonté. Doux repos professeur que la terre de nos ancêtres vous soit légere. A vous les fleurs à nous les 😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭
Je reste sans voix.
C’est douloureux, j’ai très mal d’accepter ton départ… Père, Professeur où es tu?
Quand je t’ai vu pour la première fois en 2012 à l’amphi 700 au lycée classique de Maroua, tu n’as pas hésité à m’écouter.
Tu m’as pris tel que j’étais, tu m’as suivi durant tout mon cursus à l’Ecole normale Supérieure de Maroua et à la Faculté des Sciences de l’Université de Maroua. Tu m’as enseigné la vie, tu m’as enseigné l’école, le vivre ensemble, je dirais tu m’as montré tellement de chose, même comment faire les activités parallèles.
En 2014 tu m’as fait confiance pour la licence à l’Université de Maroua. Tu t’es mis plus qu’à la place d’un parent et tu n’as cessé de m’encourager à poursuivre les études au second cycle de l’ENS de Maroua.
Mon confident ? Où es tu…?
En 2016-2019 une fois de plus tu me redonne ta confiance pour le master.
Tu étais là lors de mon mariage en 2018, tu m’as conseillé. La même année tu as été la pour mon épouse et moi, lors de la perte de mon premier fils. Tu m’as pris en Thèse papa, et une fois de plus tu m’as fais confiance.
Tu as tenu ma main pour me montrer la vie. Même si ce n’était pas facile de supporter l’hyper pression. Tu m’as pris comme ton enfant, comme ton fils, comme ton étudiant, comme ton ami, tu as su jouer plusieurs rôle dans ma vie.
Tu étais toujours là une fois de plus, quand je perd mon deuxième enfant. Tu as toujours été avec ma famille. L’heure n’était pas un obstacle quand tu voulais me voir ou me parler.
En tant que parent, Encadreur, instructeur tu as été là à tous les niveaux de ma vie.
J’ai perdu papa, en septembre 2024, tu te rappelles de tes phrases :
“Rosaire je suis là et je serai toujours là mon fils”
J’ai toujours tout fait pour te montrer que je travaille, pour te montrer que les efforts effectués sur moi ne seront pas fait pour rien.
Tu nous a prouver que le travail a toujours les fruits en passant Professeur Titulaire en Géométrie. Oui Professeur, oui père je reconnais tes qualités.
Tu m’as toujours dit de travailler fort, d’être rigoureux envers moi même.
Aujourd’hui je me retrouve là, seul, papa où es tu? J’ai très mal, j’ai vraiment très mal, aïe aïe..
Je me rappelle de ce dernier plat de nourriture que tu m’offres en face de l’école nationale supérieure de polytechnique, durant la période des CCIU, et tu m’as dis “ne me déçoit pas”.
C’était le dernier plat ????
Le dernier coup de fil, aïe papa, j’ai très mal. Nous devrions nous voir à Yaoundé avec une lettre que tu devais me remettre. Nous t’attendions avec le Pr Bouetou Bouetou Thomas. Dans nos attentes c’est plutôt le coup de fil, qui nous reviens, wééééééé où es-tu ?
Tu es parti, sans me dire au-revoir, sans voir les fruits de ce que tu as semé. Sans même venir voir où je reste mon épouse et moi et pourtant tu nous avais promis d’être là avec ton épouse.
Professeur, où es tu? Papa où es-tu ? Je n’arrive pas à accepter que tu es parti, j’ai toujours espoir qu’on me dise que tu arrives. Appelle moi stp, appel moi où même un message WhatsApp comme toujours. Depuis ce jeudi, je regarde ton watsapp tu ne dis rien. Pourquoi tu ne réponds pas ? Depuis ce vendredi à 2 h tu ne m’écris pas. Pourquoi ?
J’ai mal mon Dieu…
C’est très douloureux…
Il y’a tellement à dire, mais je m’arrête là, c’est très dur…
Oh! Comme c’est cruel! Que triste est la circonstance!
Cher Prosper, je vous prie de porter ma modeste voix auprès des siens et de nos collègues. Dites leur que j’ai connu Joseph lors d”une école Cimpa à Yaoundé. Puis j’ai été un des rapporteurs de sa thèse de doctorat soutenue à l’université d’Angers en France. À la communauté mathématique du Cameroun et à ses proches je présente mes condoléances attristées.
MNB
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Le sommeil est parti
Dans l’espace affine, où tout est harmonie,
Tu traçais des chemins, bravant l’isométrie.
Point de départ fixe, vecteur d’une existence,
Tu donnais à Maroua une noble espérance et aux mathématiques en générales.
Sous ton regard, les courbes prenaient vie,
En géométrie différentielle, l’âme s’est épanouie.
Cartes et atlas en mains, tu nous as guidés,
Pour qu’aux structures de l’esprit, on puisse s’éveiller.
Le long des géodésiques, ton esprit voyage,
Laissant derrière lui un immense héritage.
Non seulement de formes, mais de cœurs et de voix,
D’enseignants formés, pour porter haut ton choix.
Repose en paix, Maître des dimensions,
Ton nom s’écrit en lettres de démonstrations.
Dans le grand espace où l’esprit se déploie,
Tu restes, Pr Dongho, notre plus pure loi.
Même si on a espoir qu’on nous dise que ce n’était qu’une blague Pr.
CELUI QUI LISAIT L’ÂME DES STRUCTURES
~ In memoriam : Pr. Dongho, Université de Maroua ~
Dans l’espace de Poisson, où les crochets dansent,
{f, g} — la vie et la mort en résonance,
Tu traçais des feuilletages sur la variété du temps,
Chaque feuille symplectique portant ton serment.
Ton bivecteur π tissait l’espérance,
À Maroua, tu faisais chanter les structures,
Là où l’algèbre de Lie fracture et conjecture.
Sous l’algèbre g, où les crochets de Lie vibrent,
[X, Y] — tes mots et nos âmes en équilibre libre,
L’exponentielle de ton âme, exp(tX),
Trace encore une orbite au-delà du complexe.
Le groupe de Lie que tu incarnais sans effort,
Lisse, continu, vivant — plus fort que la mort.
Tu nous apprenais que toute action de groupe
Laisse des invariants que le deuil n’interrompt.
Tu n’aimais pas les démarches musculaires,
Ces preuves qui fracassent sans finesse la proposition.
Tu préférais le théorème glissé comme une lame rare,
L’argument subtil qui ouvre sans faire effraction.
« La rigueur n’est pas la force — c’est la précision »,
Disais-tu, Président, en silence de jury.
Par trois fois tu m’as reçu dans ton grand dessin,
Trois soutenances — trois fois ton regard acéré,
Scrutant les lemmes mal posés, les preuves égarées.
Tu posais la question que personne n’osait,
Celle qui élève — et tu le savais.
Puis la lumière : « Voyez-vous la cascade ? »
Le flot de Poisson que tu as engendré
Demeure dans nos thèses, immortel et sacré.
L’idéal semé n’est pas nilpotent —
Il croît, irréductible, résolvant, vivant.
Dans la représentation de ton algèbre de Lie,
Chaque étudiant est un vecteur de ta vie.
Tu nous as dit que les mathématiques sont honnêtes —
Qu’une démonstration fausse reste fausse, sans fête.
Dans le grand espace symplectique où d∘d = 0,
Tu restes, Pr Dongho, notre variété complète,
Compacte, sans bord — et pourtant infiniment ouverte.
Et même si quelque part un cœur espère encore
Que ce soit une erreur, une rumeur, un décor —
Les mathématiques nous ont appris, toi le premier,
Qu’on ne peut démontrer que ce qui est vrai.
« L’orbite coadjointe d’un grand homme
ne se réduit jamais à un point. »
🕯️Repose en paix, Maître des structures profondes.
Ton nom s’écrit en lettres de théorèmes. 🕯️
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès brutal du Pr Dongho Joseph.
La première rencontre que j’ai eue avec lui dans son bureau à l’Université de Maroua restera à jamais gravée dans ma mémoire. J’y ai découvert un homme d’une grande humilité, accueillant et profondément humain, malgré sa stature de chef de département de Mathématiques.
Au-delà de ses qualités scientifiques remarquables, il a été pour moi un véritable guide. C’est lui qui m’a encouragé à poursuivre et à finaliser mon projet de thèse. Il a cru en moi, a pris l’initiative de constituer et de soutenir mon dossier de sélection, et n’a jamais cessé de m’accompagner avec bienveillance tout au long de mon parcours doctoral. Sa disponibilité constante, ses appels pour s’assurer de l’évolution de mes démarches, témoignaient de son engagement sincère envers ses étudiants.
Je perds en lui bien plus qu’un directeur de thèse : un mentor, un repère, presque un ange gardien.
Le Pr Dongho Joseph était un chercheur de grande valeur, un formateur d’exception qui a marqué de nombreuses vies et contribué à l’essor de la communauté scientifique. Sa disparition est une perte immense, non seulement pour l’université, mais aussi pour toute la nation.
Que son âme repose en paix. Son héritage, lui, restera vivant à travers chacun de ses étudiants.
Oufff que ce monde est cruel 😱😱😱😭😭😭
Un imminent professeur est parti.
Vous m’avez inspiré professeur à la géométrie et l’algèbre dès ma première année en faculté… Vous nous cessiez de nous rappeler que nous étions l’œil du département de mathématiques parce que nous étions la deuxième promotion… Vous avez continuer à nous encadrer à l’école normale au côté de notre magnifique encadreur (Pr. Diekouam Luc)….
Aujourd’hui vous êtes parti professeur et vos paroles sont gravées dans nos cœurs….
Merci Professeur, et repose en paix ☮️
Le 26 février 2026 marque pour moi bien plus qu’une date : c’est le jour où s’est tu un maître, un guide et un père intellectuel. En tant que doctorant placé sous votre encadrement, je mesure aujourd’hui, dans la douleur, l’ampleur de la perte que représente le départ du Professeur Dongho Joseph. Votre absence laisse un vide scientifique, humain et moral que nul mot ne saurait pleinement combler.
À vos côtés, la recherche n’était pas une simple quête de résultats, mais une école de rigueur, de patience et de responsabilité. Vous saviez révéler l’ordre caché des choses, lire les régularités du monde et en comprendre les fractures, tout en rappelant que le savoir n’a de sens que s’il sert la justice et la dignité humaines. Votre engagement constant contre les inégalités faisait de vous non seulement un savant accompli, mais aussi un bâtisseur de conscience et de nation.
Votre départ brutal interrompt des programmes, suspend des espérances et désoriente ceux qui marchaient à vos côtés. Pourtant, au cœur même de cette épreuve, votre héritage demeure intact. Vous nous laissez une méthode, une exigence et un exemple : celui d’un esprit libre, d’un père attentif et d’un maître profondément humain. Le paysage que vous nous confiez est fait de douleur et de beauté mêlées, mais la beauté l’emporte par la force de ce que vous avez transmis.
Cher encadreur, cher père, que la terre de nos pères vous soit légère. Votre œuvre, votre pensée et votre exigence continueront de vivre à travers ceux que vous avez formés.
ABOUBAKAR TEUMSA
L’annonce de votre décès me laisse sans voix. Je n’ai pas de mot pour exprimer la douleur que je ressens depuis votre départ. Vous étiez un grand homme professeur, plein d’humour et de connaissances à donner. Un monument de la mathématique plus précisément de la géométrie. Une légende ne meurt jamais car ces œuvres restent. Je garde de très beau souvenirs de vous quand j’étais à Maroua. Un homme qui se souciait de l’avenir de ses étudiants(es) même n’étant plus avec vous à Maroua. Trop d’humilité vous caractérisait. Vous m’avez appris des choses. S’il faut vous décrire je n’arriverais pas. Trop de bonté. Doux repos professeur que la terre de nos ancêtres vous soit légere. A vous les fleurs à nous les 😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭😭
Je reste sans voix.
C’est douloureux, j’ai très mal d’accepter ton départ… Père, Professeur où es tu?
Quand je t’ai vu pour la première fois en 2012 à l’amphi 700 au lycée classique de Maroua, tu n’as pas hésité à m’écouter.
Tu m’as pris tel que j’étais, tu m’as suivi durant tout mon cursus à l’Ecole normale Supérieure de Maroua et à la Faculté des Sciences de l’Université de Maroua. Tu m’as enseigné la vie, tu m’as enseigné l’école, le vivre ensemble, je dirais tu m’as montré tellement de chose, même comment faire les activités parallèles.
En 2014 tu m’as fait confiance pour la licence à l’Université de Maroua. Tu t’es mis plus qu’à la place d’un parent et tu n’as cessé de m’encourager à poursuivre les études au second cycle de l’ENS de Maroua.
Mon confident ? Où es tu…?
En 2016-2019 une fois de plus tu me redonne ta confiance pour le master.
Tu étais là lors de mon mariage en 2018, tu m’as conseillé. La même année tu as été la pour mon épouse et moi, lors de la perte de mon premier fils. Tu m’as pris en Thèse papa, et une fois de plus tu m’as fais confiance.
Tu as tenu ma main pour me montrer la vie. Même si ce n’était pas facile de supporter l’hyper pression. Tu m’as pris comme ton enfant, comme ton fils, comme ton étudiant, comme ton ami, tu as su jouer plusieurs rôle dans ma vie.
Tu étais toujours là une fois de plus, quand je perd mon deuxième enfant. Tu as toujours été avec ma famille. L’heure n’était pas un obstacle quand tu voulais me voir ou me parler.
En tant que parent, Encadreur, instructeur tu as été là à tous les niveaux de ma vie.
J’ai perdu papa, en septembre 2024, tu te rappelles de tes phrases :
“Rosaire je suis là et je serai toujours là mon fils”
J’ai toujours tout fait pour te montrer que je travaille, pour te montrer que les efforts effectués sur moi ne seront pas fait pour rien.
Tu nous a prouver que le travail a toujours les fruits en passant Professeur Titulaire en Géométrie. Oui Professeur, oui père je reconnais tes qualités.
Tu m’as toujours dit de travailler fort, d’être rigoureux envers moi même.
Aujourd’hui je me retrouve là, seul, papa où es tu? J’ai très mal, j’ai vraiment très mal, aïe aïe..
Je me rappelle de ce dernier plat de nourriture que tu m’offres en face de l’école nationale supérieure de polytechnique, durant la période des CCIU, et tu m’as dis “ne me déçoit pas”.
C’était le dernier plat ????
Le dernier coup de fil, aïe papa, j’ai très mal. Nous devrions nous voir à Yaoundé avec une lettre que tu devais me remettre. Nous t’attendions avec le Pr Bouetou Bouetou Thomas. Dans nos attentes c’est plutôt le coup de fil, qui nous reviens, wééééééé où es-tu ?
Tu es parti, sans me dire au-revoir, sans voir les fruits de ce que tu as semé. Sans même venir voir où je reste mon épouse et moi et pourtant tu nous avais promis d’être là avec ton épouse.
Professeur, où es tu? Papa où es-tu ? Je n’arrive pas à accepter que tu es parti, j’ai toujours espoir qu’on me dise que tu arrives. Appelle moi stp, appel moi où même un message WhatsApp comme toujours. Depuis ce jeudi, je regarde ton watsapp tu ne dis rien. Pourquoi tu ne réponds pas ? Depuis ce vendredi à 2 h tu ne m’écris pas. Pourquoi ?
J’ai mal mon Dieu…
C’est très douloureux…
Il y’a tellement à dire, mais je m’arrête là, c’est très dur…
Oh! Comme c’est cruel! Que triste est la circonstance!
Cher Prosper, je vous prie de porter ma modeste voix auprès des siens et de nos collègues. Dites leur que j’ai connu Joseph lors d”une école Cimpa à Yaoundé. Puis j’ai été un des rapporteurs de sa thèse de doctorat soutenue à l’université d’Angers en France. À la communauté mathématique du Cameroun et à ses proches je présente mes condoléances attristées.
MNB