Le 14 septembre 2026, le Professeur Mantika Gilbert tire sa révérence, entrant ainsi dans l’éternité de l’existence.
Artisan des groupes topologiques, Maître dans l’art de dompter les infinis, Tu œuvrais à apprivoiser les discontinuités Par le concept de groupe profini.
Compagnon de longue route, Ton départ me met en déroute ! Un de nos amis, récemment, s’en est allé, Arrêtant en plein vol limites projectives et espérance.
Par ton départ, nous voilà replongés dans la séparation, Nous laissant un paysage de compacts-ouverts mêlés.
Cher grand frère ! Que la terre de nos pères Te soit légère.
Mon maître de mathématiques,
vous qui m’avez appris les bases de l’algèbre ;
vous qui, dans la réduction des endomorphismes, répétiez sans cesse la décomposition de Dunford ;
vous qui, en algèbre, m’avez enseigné le lemme des trois et le lemme des serpents ;
vous qui ne cessiez de nous faire découvrir le côté fascinant des mathématiques ;
vous qui, dans les mathématiques un peu plus avancées, m’avez initié à la théorie des catégories, où tout n’est qu’objets et foncteurs,
je vous rends hommage.
Comment pourrais-je continuer d’apprendre et d’enseigner les mathématiques sans penser à vous ?
Je me sens découragé depuis votre disparition.
Chaque fois que je tiens la craie, je pense à tous mes enseignants de mathématiques,
surtout à ceux qui nous ont quittés : vous et le Pr Dongho.
Nous sommes en larmes et sans voix.
Puisque Dieu tout-puissant en a ainsi décidé, que devons-nous faire ?
Comment pouvons-nous honorer votre mémoire ?
Nous faisons à peine nos premiers pas dans la recherche :
comment persévérer et continuer sans vous ?
Le découragement et l’abandon nous guettent.
Comment rêver encore plus loin ?
Vous étiez nos sources d’encouragement et d’enthousiasme.
Puissent vos âmes reposer en paix,
et que la terre de nos ancêtres vous soit légère.
Puisse Dieu nous consoler, nous protéger,
et protéger les encadreurs qui sont encore en vie,
pour que nous puissions continuer les œuvres de ceux qui nous ont précédés dans l’au-delà.
En mathématiques, certaines grandeurs sont invariantes malgré les transformations. Votre départ est une transformation irréversible de notre monde, mais votre enseignement, vos conseils et votre inspiration demeurent des invariants dans ma vie.
Vous avez été pour moi bien plus qu’un encadreur. Vous avez été une application qui a transformé ma manière de voir l’Algèbre :
C’est sous votre accompagnement que mon amour pour l’Algèbre s’est approfondi et que le projet de poursuivre un doctorat en Algèbre est devenu pour moi une véritable ambition.
J’ai eu le privilège d’être votre dernier étudiant à soutenir, comme le dernier terme d’une suite que vous avez contribué à construire. Mais une suite peut avoir un dernier terme sans que son influence ne disparaisse :
Votre disparition ne constitue donc pas la fin de votre œuvre. Elle marque plutôt le passage de votre enseignement de professeur à héritage, de votre présence physique à une présence intellectuelle qui continuera de vivre à travers vos étudiants.
Professeur, vous m’avez transmis bien plus qu’un savoir : vous m’avez transmis l’amour de chercher, de démontrer et de comprendre.
Je porterai votre enseignement comme une hypothèse fondamentale dans la démonstration de mon parcours doctoral :
Que le Seigneur vous accueille dans son Royaume et console votre famille, vos collègues et tous vos étudiants.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » Apocalypse 14:13
C’est vraiment terrible le départ d’un grand mathématicien comme ça , trop difficile a accepté cette mauvaise nouvelle ; preuve de plus que la vie est non linéaire !!! Particulièrement je suis dépassé par ses successions de mauvaises nouvelles au département de maths !!! Que son âme repose en paix mais , cette nouvelle est inacceptable jusqu’ici
Il est difficile de trouver les mots pour dire adieu à celui qui fut pour moi bien plus qu’un professeur.
Après plus de trente années consacrées à l’enseignement, vous aviez pourtant gardé la fraîcheur, la passion et l’enthousiasme d’un jeune enseignant qui venait à peine de sortir de l’école. Vous enseigniez les mathématiques avec une rigueur admirable, notamment les anneaux, les modules et les groupes profinis, mais au-delà du savoir, vous saviez transmettre une véritable passion.
Pour moi, vous étiez aussi un père. Vous me considériez comme votre enfant, et cette affection restera gravée dans mon cœur.
Lorsque je vous ai demandé récemment comment vous alliez, vous m’avez simplement répondu :
« Bonjour Podam. Mon état n’a pas toujours évolué. Je continue à implorer la grâce de Dieu. »
Je ne savais pas alors que ces mots resteraient parmi les derniers que vous m’adresseriez.
Aujourd’hui, la maladie a finalement eu raison de vous. Et même si votre départ laisse en moi une douleur immense, je veux retenir tout ce que vous m’avez donné : votre savoir, vos conseils, votre affection et cette manière unique que vous aviez de faire sentir à vos étudiants qu’ils étaient bien plus que de simples étudiants.
Vous êtes parti, Professeur, mais vous ne disparaîtrez jamais.
Vous resterez à jamais dans nos cœurs, dans nos souvenirs et dans l’esprit de tous ceux que vous avez formés.
Reposez en paix, mon Professeur.
Merci pour tout.
Professeur, votre départ me laisse sans voix. À travers vos enseignements, vous avez profondément marqué de nombreuses personnes. Vous laissez derrière vous des cœurs meurtris par votre absence, mais des esprits enrichis par le savoir et les valeurs que vous avez su transmettre.
Que le Seigneur vous accueille auprès de Lui, vous accorde le repos éternel et vous ouvre les portes de la vie éternelle.
Reposez en paix, Professeur. Votre enseignement et votre souvenir demeureront à jamais gravés dans nos mémoires.
Il manque des mots dans le monde des humains pour expliquer les marques et des flux algébriques que le professeur MANTIKA a imprimé dans mon esprit.son départ laissé un vide dans le département des mathématiques de Uma,del’ENS,dans sa famille nucléaire et dans les cœurs,et l’esprit de ses étudiants qu’il a modélisé par ses conseils,ses enseignements et ses bienfaits.Chers enseignants,chers camarades que Dieu l’architecte de l’univers et cause de toute existence console toute personne touchée par son départ pour le monde immatériel,que le Seigneur l’accueille et la terre de nos ancêtres lui soit légère
Il est des départs qui laissent un silence que rien ne comble, et le sien en fait partie.
Une seconde fois nous nous retrouvons orphelins d’un Maître des mathématiques.
Il y a des maîtres qui enseignent des théorèmes, et il y en a de plus rares qui enseignent une manière d’être face à la démonstration. Le Professeur Mantika Gilbert, spécialiste de l’algèbre des groupes profinis, appartenait à cette seconde lignée.
Je l’ai d’abord connu comme enseignant, avant de le retrouver par deux fois comme membre de jury — lors de ma soutenance de DIPES II, puis de celle de Master. À chaque fois, la même exigence revenait dans sa bouche : « la clé de toute démonstration, c’est de clairement définir le préambule de l’énoncé à démontrer. » Cette phrase, plus qu’un conseil méthodologique, était toute une philosophie de la rigueur qu’il m’a transmise.
C’est en toute logique qu’il est devenu mon co-directeur de thèse. Et au fil des années, la relation professionnelle s’est doublée d’une réelle proximité. Il n’était pas seulement le mathématicien exigeant que l’on redoute en soutenance : il était l’homme qui prenait le temps d’écouter, d’encourager, de veiller sur ceux qui s’engageaient dans le chemin difficile de la recherche. Un père, pour beaucoup d’entre nous.
Même dans les moments de fatigue de sa longue maladie, nos échanges restaient habités par cette même passion des mathématiques et de la pédagogie — comme si rien, pas même l’épreuve, ne pouvait l’en détourner.
Il s’en va, et nous voilà, pour la seconde fois cette même année, orphelins d’un professeur des sciences fondamentales, de l’algèbre et de la géométrie. Nous ne mesurons pas encore toute l’étendue de cette perte.
Son souvenir, comme les objets mathématiques qu’il affectionnait, ne s’arrête pas en un point : il continue de converger, patiemment, dans la mémoire de tous ceux qu’il a formés.
Cher Maître, cher père, que la terre de nos ancêtres vous soit légère.
This website uses cookies and asks your personal data to enhance your browsing experience. We are committed to protecting your privacy and ensuring your data is handled in compliance with the General Data Protection Regulation (GDPR).
Hommage à mes maîtres de mathématiques
Mon maître de mathématiques,
vous qui m’avez appris les bases de l’algèbre ;
vous qui, dans la réduction des endomorphismes, répétiez sans cesse la décomposition de Dunford ;
vous qui, en algèbre, m’avez enseigné le lemme des trois et le lemme des serpents ;
vous qui ne cessiez de nous faire découvrir le côté fascinant des mathématiques ;
vous qui, dans les mathématiques un peu plus avancées, m’avez initié à la théorie des catégories, où tout n’est qu’objets et foncteurs,
je vous rends hommage.
Comment pourrais-je continuer d’apprendre et d’enseigner les mathématiques sans penser à vous ?
Je me sens découragé depuis votre disparition.
Chaque fois que je tiens la craie, je pense à tous mes enseignants de mathématiques,
surtout à ceux qui nous ont quittés : vous et le Pr Dongho.
Nous sommes en larmes et sans voix.
Puisque Dieu tout-puissant en a ainsi décidé, que devons-nous faire ?
Comment pouvons-nous honorer votre mémoire ?
Nous faisons à peine nos premiers pas dans la recherche :
comment persévérer et continuer sans vous ?
Le découragement et l’abandon nous guettent.
Comment rêver encore plus loin ?
Vous étiez nos sources d’encouragement et d’enthousiasme.
Puissent vos âmes reposer en paix,
et que la terre de nos ancêtres vous soit légère.
Puisse Dieu nous consoler, nous protéger,
et protéger les encadreurs qui sont encore en vie,
pour que nous puissions continuer les œuvres de ceux qui nous ont précédés dans l’au-delà.
En mathématiques, certaines grandeurs sont invariantes malgré les transformations. Votre départ est une transformation irréversible de notre monde, mais votre enseignement, vos conseils et votre inspiration demeurent des invariants dans ma vie.
Vous avez été pour moi bien plus qu’un encadreur. Vous avez été une application qui a transformé ma manière de voir l’Algèbre :
C’est sous votre accompagnement que mon amour pour l’Algèbre s’est approfondi et que le projet de poursuivre un doctorat en Algèbre est devenu pour moi une véritable ambition.
J’ai eu le privilège d’être votre dernier étudiant à soutenir, comme le dernier terme d’une suite que vous avez contribué à construire. Mais une suite peut avoir un dernier terme sans que son influence ne disparaisse :
Votre disparition ne constitue donc pas la fin de votre œuvre. Elle marque plutôt le passage de votre enseignement de professeur à héritage, de votre présence physique à une présence intellectuelle qui continuera de vivre à travers vos étudiants.
Professeur, vous m’avez transmis bien plus qu’un savoir : vous m’avez transmis l’amour de chercher, de démontrer et de comprendre.
Je porterai votre enseignement comme une hypothèse fondamentale dans la démonstration de mon parcours doctoral :
Que le Seigneur vous accueille dans son Royaume et console votre famille, vos collègues et tous vos étudiants.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » Apocalypse 14:13
C’est vraiment terrible le départ d’un grand mathématicien comme ça , trop difficile a accepté cette mauvaise nouvelle ; preuve de plus que la vie est non linéaire !!! Particulièrement je suis dépassé par ses successions de mauvaises nouvelles au département de maths !!! Que son âme repose en paix mais , cette nouvelle est inacceptable jusqu’ici
Il est difficile de trouver les mots pour dire adieu à celui qui fut pour moi bien plus qu’un professeur.
Après plus de trente années consacrées à l’enseignement, vous aviez pourtant gardé la fraîcheur, la passion et l’enthousiasme d’un jeune enseignant qui venait à peine de sortir de l’école. Vous enseigniez les mathématiques avec une rigueur admirable, notamment les anneaux, les modules et les groupes profinis, mais au-delà du savoir, vous saviez transmettre une véritable passion.
Pour moi, vous étiez aussi un père. Vous me considériez comme votre enfant, et cette affection restera gravée dans mon cœur.
Lorsque je vous ai demandé récemment comment vous alliez, vous m’avez simplement répondu :
« Bonjour Podam. Mon état n’a pas toujours évolué. Je continue à implorer la grâce de Dieu. »
Je ne savais pas alors que ces mots resteraient parmi les derniers que vous m’adresseriez.
Aujourd’hui, la maladie a finalement eu raison de vous. Et même si votre départ laisse en moi une douleur immense, je veux retenir tout ce que vous m’avez donné : votre savoir, vos conseils, votre affection et cette manière unique que vous aviez de faire sentir à vos étudiants qu’ils étaient bien plus que de simples étudiants.
Vous êtes parti, Professeur, mais vous ne disparaîtrez jamais.
Vous resterez à jamais dans nos cœurs, dans nos souvenirs et dans l’esprit de tous ceux que vous avez formés.
Reposez en paix, mon Professeur.
Merci pour tout.
Professeur, votre départ me laisse sans voix. À travers vos enseignements, vous avez profondément marqué de nombreuses personnes. Vous laissez derrière vous des cœurs meurtris par votre absence, mais des esprits enrichis par le savoir et les valeurs que vous avez su transmettre.
Que le Seigneur vous accueille auprès de Lui, vous accorde le repos éternel et vous ouvre les portes de la vie éternelle.
Reposez en paix, Professeur. Votre enseignement et votre souvenir demeureront à jamais gravés dans nos mémoires.
Il manque des mots dans le monde des humains pour expliquer les marques et des flux algébriques que le professeur MANTIKA a imprimé dans mon esprit.son départ laissé un vide dans le département des mathématiques de Uma,del’ENS,dans sa famille nucléaire et dans les cœurs,et l’esprit de ses étudiants qu’il a modélisé par ses conseils,ses enseignements et ses bienfaits.Chers enseignants,chers camarades que Dieu l’architecte de l’univers et cause de toute existence console toute personne touchée par son départ pour le monde immatériel,que le Seigneur l’accueille et la terre de nos ancêtres lui soit légère
Hommage au Professeur Mantika Gilbert
Il est des départs qui laissent un silence que rien ne comble, et le sien en fait partie.
Une seconde fois nous nous retrouvons orphelins d’un Maître des mathématiques.
Il y a des maîtres qui enseignent des théorèmes, et il y en a de plus rares qui enseignent une manière d’être face à la démonstration. Le Professeur Mantika Gilbert, spécialiste de l’algèbre des groupes profinis, appartenait à cette seconde lignée.
Je l’ai d’abord connu comme enseignant, avant de le retrouver par deux fois comme membre de jury — lors de ma soutenance de DIPES II, puis de celle de Master. À chaque fois, la même exigence revenait dans sa bouche : « la clé de toute démonstration, c’est de clairement définir le préambule de l’énoncé à démontrer. » Cette phrase, plus qu’un conseil méthodologique, était toute une philosophie de la rigueur qu’il m’a transmise.
C’est en toute logique qu’il est devenu mon co-directeur de thèse. Et au fil des années, la relation professionnelle s’est doublée d’une réelle proximité. Il n’était pas seulement le mathématicien exigeant que l’on redoute en soutenance : il était l’homme qui prenait le temps d’écouter, d’encourager, de veiller sur ceux qui s’engageaient dans le chemin difficile de la recherche. Un père, pour beaucoup d’entre nous.
Même dans les moments de fatigue de sa longue maladie, nos échanges restaient habités par cette même passion des mathématiques et de la pédagogie — comme si rien, pas même l’épreuve, ne pouvait l’en détourner.
Il s’en va, et nous voilà, pour la seconde fois cette même année, orphelins d’un professeur des sciences fondamentales, de l’algèbre et de la géométrie. Nous ne mesurons pas encore toute l’étendue de cette perte.
Son souvenir, comme les objets mathématiques qu’il affectionnait, ne s’arrête pas en un point : il continue de converger, patiemment, dans la mémoire de tous ceux qu’il a formés.
Cher Maître, cher père, que la terre de nos ancêtres vous soit légère.