Le 14 septembre 2026, le Professeur Mantika Gilbert tire sa révérence, entrant ainsi dans l’éternité de l’existence.
Artisan des groupes topologiques, Maître dans l’art de dompter les infinis, Tu œuvrais à apprivoiser les discontinuités Par le concept de groupe profini.
Compagnon de longue route, Ton départ me met en déroute ! Un de nos amis, récemment, s’en est allé, Arrêtant en plein vol limites projectives et espérance.
Par ton départ, nous voilà replongés dans la séparation, Nous laissant un paysage de compacts-ouverts mêlés.
Cher grand frère ! Que la terre de nos pères Te soit légère.
En mathématiques, certaines grandeurs sont invariantes malgré les transformations. Votre départ est une transformation irréversible de notre monde, mais votre enseignement, vos conseils et votre inspiration demeurent des invariants dans ma vie.
Vous avez été pour moi bien plus qu’un encadreur. Vous avez été une application qui a transformé ma manière de voir l’Algèbre :
C’est sous votre accompagnement que mon amour pour l’Algèbre s’est approfondi et que le projet de poursuivre un doctorat en Algèbre est devenu pour moi une véritable ambition.
J’ai eu le privilège d’être votre dernier étudiant à soutenir, comme le dernier terme d’une suite que vous avez contribué à construire. Mais une suite peut avoir un dernier terme sans que son influence ne disparaisse :
Votre disparition ne constitue donc pas la fin de votre œuvre. Elle marque plutôt le passage de votre enseignement de professeur à héritage, de votre présence physique à une présence intellectuelle qui continuera de vivre à travers vos étudiants.
Professeur, vous m’avez transmis bien plus qu’un savoir : vous m’avez transmis l’amour de chercher, de démontrer et de comprendre.
Je porterai votre enseignement comme une hypothèse fondamentale dans la démonstration de mon parcours doctoral :
Que le Seigneur vous accueille dans son Royaume et console votre famille, vos collègues et tous vos étudiants.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » Apocalypse 14:13
Il est difficile de trouver les mots pour dire adieu à celui qui fut pour moi bien plus qu’un professeur.
Après plus de trente années consacrées à l’enseignement, vous aviez pourtant gardé la fraîcheur, la passion et l’enthousiasme d’un jeune enseignant qui venait à peine de sortir de l’école. Vous enseigniez les mathématiques avec une rigueur admirable, notamment les anneaux, les modules et les groupes profinis, mais au-delà du savoir, vous saviez transmettre une véritable passion.
Pour moi, vous étiez aussi un père. Vous me considériez comme votre enfant, et cette affection restera gravée dans mon cœur.
Lorsque je vous ai demandé récemment comment vous alliez, vous m’avez simplement répondu :
« Bonjour Podam. Mon état n’a pas toujours évolué. Je continue à implorer la grâce de Dieu. »
Je ne savais pas alors que ces mots resteraient parmi les derniers que vous m’adresseriez.
Aujourd’hui, la maladie a finalement eu raison de vous. Et même si votre départ laisse en moi une douleur immense, je veux retenir tout ce que vous m’avez donné : votre savoir, vos conseils, votre affection et cette manière unique que vous aviez de faire sentir à vos étudiants qu’ils étaient bien plus que de simples étudiants.
Vous êtes parti, Professeur, mais vous ne disparaîtrez jamais.
Vous resterez à jamais dans nos cœurs, dans nos souvenirs et dans l’esprit de tous ceux que vous avez formés.
Reposez en paix, mon Professeur.
Merci pour tout.
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En mathématiques, certaines grandeurs sont invariantes malgré les transformations. Votre départ est une transformation irréversible de notre monde, mais votre enseignement, vos conseils et votre inspiration demeurent des invariants dans ma vie.
Vous avez été pour moi bien plus qu’un encadreur. Vous avez été une application qui a transformé ma manière de voir l’Algèbre :
C’est sous votre accompagnement que mon amour pour l’Algèbre s’est approfondi et que le projet de poursuivre un doctorat en Algèbre est devenu pour moi une véritable ambition.
J’ai eu le privilège d’être votre dernier étudiant à soutenir, comme le dernier terme d’une suite que vous avez contribué à construire. Mais une suite peut avoir un dernier terme sans que son influence ne disparaisse :
Votre disparition ne constitue donc pas la fin de votre œuvre. Elle marque plutôt le passage de votre enseignement de professeur à héritage, de votre présence physique à une présence intellectuelle qui continuera de vivre à travers vos étudiants.
Professeur, vous m’avez transmis bien plus qu’un savoir : vous m’avez transmis l’amour de chercher, de démontrer et de comprendre.
Je porterai votre enseignement comme une hypothèse fondamentale dans la démonstration de mon parcours doctoral :
Que le Seigneur vous accueille dans son Royaume et console votre famille, vos collègues et tous vos étudiants.
« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » Apocalypse 14:13
Il est difficile de trouver les mots pour dire adieu à celui qui fut pour moi bien plus qu’un professeur.
Après plus de trente années consacrées à l’enseignement, vous aviez pourtant gardé la fraîcheur, la passion et l’enthousiasme d’un jeune enseignant qui venait à peine de sortir de l’école. Vous enseigniez les mathématiques avec une rigueur admirable, notamment les anneaux, les modules et les groupes profinis, mais au-delà du savoir, vous saviez transmettre une véritable passion.
Pour moi, vous étiez aussi un père. Vous me considériez comme votre enfant, et cette affection restera gravée dans mon cœur.
Lorsque je vous ai demandé récemment comment vous alliez, vous m’avez simplement répondu :
« Bonjour Podam. Mon état n’a pas toujours évolué. Je continue à implorer la grâce de Dieu. »
Je ne savais pas alors que ces mots resteraient parmi les derniers que vous m’adresseriez.
Aujourd’hui, la maladie a finalement eu raison de vous. Et même si votre départ laisse en moi une douleur immense, je veux retenir tout ce que vous m’avez donné : votre savoir, vos conseils, votre affection et cette manière unique que vous aviez de faire sentir à vos étudiants qu’ils étaient bien plus que de simples étudiants.
Vous êtes parti, Professeur, mais vous ne disparaîtrez jamais.
Vous resterez à jamais dans nos cœurs, dans nos souvenirs et dans l’esprit de tous ceux que vous avez formés.
Reposez en paix, mon Professeur.
Merci pour tout.